Techniques anti-rolous

Techniques anti-rolous

Sujet du jour : les rolous.

Oui messieurs, je sais que vous ne faites pas partie de ceux-là mais ça ne veut pas dire qu’ils n’existent pas. Je me suis donc sentie investie d’une mission : offrir aux femmes, dans le besoin, quelques techniques anti-rolous.

Vous avez dit « bonjour » à un inconnu qui vous saluait (et oui vous êtes polie et quand on vous salue, vous répondez bien sûr) sauf que vous n’avez pas pensé aux conséquences … ou distraite ou un verre dans le nez ou un peu trop vite en confiance ou naïvement, vous avez donné un peu trop rapidement votre adresse msn ou votre numéro de mobile … et voici que vous recevez par jour une bonne dizaine de mails et tout autant de sms.

A 5h du mat, ce sera « je n’arrive pas à dormir tellement je pense à toi » … et vous non plus vous n’arrivez plus à dormir à force d’entendre votre gsm sonner ! A 6h30, rebelote « je pense à toi, bonjour mon amour ». A 7h30, « pourquoi tu ne réponds pas ». A 8h « tu es malade ? ». A 8h10 « réponds moi je t’en prie » etc etc etc …

Remarque très importante :
Le gros lourd est collant comme du chewing gum, dégoulinant de compliments et chiant comme un lavement.
Ayez toujours à l’esprit qu’un gros lourd se fiche éperdument de ce que vous désirez. D’ailleurs il ne vous écoute pas. Il n’entend ni vos réponses, ni vos protestations. Il compte sur votre bonne éducation et il sait pertinemment que vous n’avez pas envie de vous montrer désagréable, repoussante, vulgaire ou agressive.

Techniques anti-rolous

Face à l’ennemi, trois solutions : la fuite, l’indifférence, le passage à l’action/la riposte.

La fuite

Celle-ci est envisageable si vous ne connaissez absolument pas le monsieur qui vous a abordée en rue ou en soirée.
En rue, si la personne vous semble louche ou vous importune, ne vous lancez pas dans de longs discours. Criez comme une folle et courez le plus vite possible vers un endroit fréquenté et bien éclairé.
En soirée, inutile d’invoquer « je suis venue avec mon petit copain », vu que vous n’avez pas de petit copain et le rolou le sait aussi (car il vous a bien observée). Le « je suis lesbienne » risque de le rendre fou d’excitation et vous aurez droit à des déclarations très salaces. Donc plantez-le au milieu du décor, éloignez-vous de lui et allez trouver un groupe de personnes et expliquez le cas qui vous préoccupe. Il y aura toujours une bonne âme pour vous secourir et vous tenir compagnie.

L’indifférence

Si le gros lourd a votre adresse msn ou facebook, il suffit de le bloquer. Si vous êtes sur un site de rencontres et qu’il se crée des profils multiples pour vous enquiquiner, ne réagissez pas à ses mails, prenez contact directement avec les administrateurs du site.
S’il a votre numéro de gsm : dans les paramètres de votre gsm, vous savez bloquer les sms en provenance de votre ennemi. Par contre, vous ne savez pas bloquer ses appels. Dans ce cas, décrochez et répondez laconiquement par oui ou non. L’important au téléphone est d’avoir un Q.I. proche de celui de l’amibe.
Evitez les phrases, la surenchère, les explications. Adoptez la technique du disque brisé qui consiste à répéter toujours la même chose. En l’occurrence, vous direz et répéterez inlassablement « je ne veux pas te parler, laisse moi tranquille ». Avec la voix d’un robot, c’est encore mieux.
Le but est de ne lui laisser à aucun moment la possibilité de lancer la conversation, ni de rebondir sur l’une de vos phrases. Il doit vous trouver mortellement ennuyeuse.

L’action/la riposte/l’attaque
(A n’utiliser qu’en dernier recours)

N’ayez pas peur de faire mal (verbalement), vous en serez ça plus vite débarrassée.
Exemples :
« Tu m’as convaincue que la réincarnation existe. Je sais maintenant quelle partie du cheval tu étais dans une vie antérieure ».
« Pourquoi ne me laisses-tu pas et ne vas-tu pas faire un tour un zoo ? tu détonnerais moins ».
« Je n’oublie jamais un visage mais dans ton cas, je suis prête à faire une exception ».
Remarque : si le rolou a votre adresse et est un grand nerveux, veuillez zapper ce que vous venez de lire.

Racontez-lui des histoires à faire peur.
Exemple :
« En fait je dois te confier un petit secret : les mycoses, oui tu sais les verrues plantaires … J’en ai mais pas qu’aux pieds. Ca me fait beaucoup souffrir enfin je te passe les détails mais je voulais être tout à fait honnête avec toi ».
Remarque : si le rolou connait un membre de votre famille ou fait partie de vos connaissances, ne retenez pas cette technique, optez plutôt pour ce qui suit …

Faites comme lui, n’écoutez rien de ce qu’il vous dit, répondez à côté du sujet et parlez de tous vos ex … combien ils ont été horribles. Expliquez violemment avec des grands gestes et beaucoup de détails, tout ce que vous avez fait pour vous venger d’eux. Voilà qui devrait le faire tilter sur ce que vous êtes capable de faire quand on vous pousse dans vos retranchements.

S’il vous demande si vous habitez seule, répondez que vous n’êtes jamais seule car vous avez deux grands amours dans votre vie. Vos deux rottweilers, vos gros bébés qui viennent dormir sur votre lit et veillent sur vous. Ils ont toujours été là pour vous. Ce sont d’ailleurs eux qui ont donné l’alerte chez les voisins en aboyant comme des dingues et en hurlant à la mort le jour où vous êtes tombée à la maison et que vous ne saviez plus vous relever …

Face aux rolous, n’hésitez pas à casser votre image de (jeune) femme de bonne famille. Ce qu’il pensera de vous doit vous être totalement égal, vu que le but est de ne jamais le revoir. Certes ça demande un peu d’exercices mais je suis sûre que vous pouvez y arriver.


1 Commentaire

  • Sachez toutes fois que cela s’écrit relou et non pas rolou alors je sais qui est le plus lourd(e) la dedans bonne continuation votre relou adoré

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