Aaaah les vacances !

Aaaah les vacances !

C’est par une belle après-midi de début de printemps que j’ai pris la route de la mer du Nord.
Mes deux fils étaient du voyage. L’iode à Pâques, c’est bon pour les enfants (c’est le médecin de famille qui l’a dit).

Après avoir bravé 2 heures d’embouteillage et la progéniture qui s’impatiente à bord :
« Nooooon chéri, n’ouvre pas la fenêtre sur l’autoroute, ça pue les gaz d’échappement »

« Nooooon mon petit coeur, ce n’est pas parce que maman est à l’arrêt qu’on est arrivé à la mer et noooon je ne sais pas quand on va arriver à la mer »

« Nooooon, maman ne va pas emprunter la bande des pneus crevés pour aller plus vite »

« Nooooon ne touche pas à ce bouton. On ne va pas faire cabrio pour profiter du soleil car la capote doit se replier dans le coffre et qu’est ce qu’il y a dans le coffre de la voiture de maman ? hein qu’est-ce qu’il y a ? oui réfléchis bien, et bien oui, il y a nos bagages ».

Bref après 2 heures d’embouteillage et encore une bonne heure de route, on l’a enfin vue la mer. Brrr on a senti de suite que nous étions dans le Nooord. Fais froid dans le Nooord … Avril ne te découvre pas d’un fil ! Oui bien dommage que nos vestes étaient sous les bagages dans le coffre …

Et parlons-en des bagages ! Comme d’habitude, j’ai remarqué que nous étions bien chargés.
D’abord au couinement qu’a fait le spoiler avant quand il a accroché le bitume de l’entrée du garage très pentue et ensuite quand j’ai pu me taper l’acheminement des bagages vers nos nouveaux quartiers (aux bas mots, j’ai dû brûler 1500 calories).

J’ai d’abord eu droit aux râleries du grand quand il a constaté que le manche de sa pelle n’avait pas résisté au poids des bagages (ça valait bien la peine de s’encombrer avec ça). Puis vinrent les protestations du petit : « ah non c’est trop lourd et j’avais dit que je ne voulais pas aller à la mer ».
Quant à moi, j’ai dû étouffer quelques jurons (on ne dit pas de gros mots devant les enfants) quand je me suis prise les valises dans les jambes. Deux magnifiques ecchymoses qui m’ont valu les commentaires de ma mère quand je lui ai montré les photos-souvenirs après les vacances : « Tiens t’as des varices ? ». Non maman, je n’ai pas de varices, j’ai des valises mais à la place de les avoir sous les yeux, je les ai sur les jambes !

Nous n’étions pas au bout de nos peines car j’avais choisi un appartement sur le toit (au 8ème étage), un penthouse qu’on dit (c’est chic) et … l’ascenseur ne monte pas jusque là, il s’arrête au 7ème.
C’est donc par un escalier exigu, que j’ai pu tirer les valoches.
J’ai ainsi largué les enfants au 8ème, de même que le gros des bagages. Puis je suis redescendue au front (au sous-sol), seule, pour aller rechercher les munitions (les provisions). Mais quand j’ai voulu reprendre l’ascenseur pour rejoindre les troupes (les enfants), il y avait une kaaskop (une hollandaise) qui a fait main basse sur l’ascenseur et j’ai donc dû me résigner à prendre les escaliers car ça faisait déjà un bon quart d’heure que j’avais abandonné les enfants (pour la bonne cause tout de même, je ne suis pas une mère indigne).
Je dois également préciser que l’ascenseur du sous-sol donne juste sur le local à ordures … c’est ce qui m’a probablement motivée à m’échapper des lieux par l’escalier !

C’est alors que j’ai pu enfin prendre possession de notre « penthouse » et de mon futur lit ;-)
Mon lit était logé dans l’armoire du meuble de la salle à manger. Suffisait de tirer avait dit le proprio … j’ai tiré et il m’est tombé sur les bras (et hop là, encore des marques bleues en plus). Je me suis juré que ce n’est qu’à la fin du séjour que je le reclaperais dans son armoire, celui là.

Remise de mes émotions et des émanations, il a fallu retourner au -1, parquer correctement la voiture.
Je me suis fait une de ces frayeurs, vu que j’avais à 10 cm du rétroviseur gauche, un mur et à 15 cm du rétroviseur droit, une rutilante BMW rouge, propriété de mon nouveau voisin de palier.
Lui, hyper sympa, par contre sa bobonne n’a pas du tout apprécié que je fasse ami ami dans le parking avec son Jules qui me guidait pour les grandes manoeuvres. Ahhhh les vacances, toujours un goût d’aventure …

La mer, c’est reposant (parait-il). On a l’esprit qui s’évade et les lunettes qui s’envolent … comme les euros !
Mes lunettes (300 euros la paire) se sont envolées en traversant la digue, je ne les ai jamais retrouvées.
Quelle idée d’acheter une monture transparente. C’est sûr que la prochaine paire, je veillerai à choisir une monture colorée.

Et à force de fouiller la digue, de remuer les tables et chaises des terrasses et sonder une partie de la plage, ma montre a pris le sable.
Je vous tairais le prix de ma montre mais il est totalement indécent.

Qui dit Mer du Nord, dit : cuistax. Les enfants ont voulu aller faire un tour en cuistax, c’est cool le cuistax. J’ai maintenant compris pourquoi certaines personnes n’aiment pas le cuistax. Il y a 2 ans, ma jupe s’était prise dans le pédalier et cette année la chaine a sauté, on s’est retrouvé tout noir de graisse pour refixer cette maudite chaine de schreumeuleumeuleu.

C’est dingue, je ne sais pas pour vous, mais moi les vacances, ça me fatigue !


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