Les belles familles recomposées

Les belles familles recomposées

Si un jour, un presque inconnu sonne à la porte avec à la main une bonne bouteille de vin et des friandises pour les enfants, je ferai comme dans la pub avec Georges Clooney, no Martini, no Party. Sans quoi, s’engager à ouvrir la porte, peut changer du tout au tout une petite vie calme et tranquille …

Ahhh il m’aime et accepte volontiers mes deux charmants bambins. Logique puisque lui, de son côté, comptabilise 3 grands enfants (19, 16 et 12 ans). Les semaines passent et finalement tout ce petit monde décide de faire connaissance.

Mamour débarque pour le week-end avec sa progéniture. De suite, nous (enfin surtout moi) avons compris que les festivités allaient commencer.

Deux heures après leur arrivée, je me suis dit qu’il était grand temps d’aller faire quelques courses sinon je n’aurai jamais assez pour nourrir les fauves !

Et c’est ainsi que nous avons embarqué tout le monde et avons dû prendre les 2 voitures ! A votre avis, pourquoi les monospaces se vendent-ils comme des petits pains ? Ce n’est pas parce que nous faisons plus d’enfants, c’est parce qu’il y a de plus en plus de familles recomposées !

Arrivés à destination, Mamour et moi avons décidé d’un plan d’action. Nous avons laissé les deux ainés à l’entrée du magasin et sommes partis sillonner les rayons avec les plus jeunes des enfants. En 30 minutes chrono, c’est fou comme on peut charger un caddy.

Arrivée à la caisse, j’ai dégainé mon portefeuille : « Laisse Mamour, je vais payer, nous arrangerons les comptes plus tard ».

Ah et bien non, avec la meilleure volonté du monde, c’est toi qui vas devoir payer car quelqu’un a mis la main à mon portefeuille avant moi, il est vide !!
J’étais pourtant allée au bancontact ce matin …

J’ai dû remettre l’interrogatoire à plus tard (qui a fauché mon pognon ?) car les clients s’impatientent derrière nous et la caissière nous fixe du regard, prête à appeler le gérant pour venir emporter notre caddy (nooooon on ne reprend pas mes courses !!).

Je suis sortie du magasin, rouge de honte et de colère et j’ai récupéré le reste des troupes.
L’ainé de Mamour me lance : « Tiens c’est cool chez toi, t’as vu les clients m’ont donné leur monnaie ».
Qui ? Quoi ? Pardon ? « Bin on a fait un peu la manche en vous attendant ».

Ohhh non, vite partons d’ici et vérifions que tout le monde répond à l’appel.
(entre nous soit dit, ça ne m’étonne pas que les clients du magasin lui ont refilé quelques euros … fringué comme un clodo, l’ado).

De retour à la maison, pendant que nous rangeons nos achats, l’ainé se penche, au jardin, sur le cas de la petite voisine (14 ans la jeunette et de père italien).

Celui de 16 ans me demande s’il peut se servir de la chaine stéréo pour écouter Maryline … Tiens, drôle de goût le gamin … quelques secondes après je comprends qu’il ne parlait pas de Marylin Monroe mais c’est Marylin Manson qui m’éclate les tympans !

Tout à coup, ding dong, mon voisin : « Bonjour Madame, dites je sais qu’il faut que jeunesse se fasse mais vous pourriez demander à vos enfants d’arrêter de jeter par dessus la haie leurs balles sur mon barbecue et mes invités ».

Gloups « Mamourrrrr, peux tu aller demander aux enfants d’arrêter de jouer à la pétanque ? ».

Re ding dong, mon autre voisin (l’italien) furibard : « Si le grand dadais dans votre jardin, saute la clôture et touche un cheveu à ma fille, je le tue ».

« Mamourrrr, rappelle immédiatement ton fils ou jette lui un seau d’eau pour calmer ses ardeurs avec la voisine. »

Le dimanche soir, tout le monde regagne ses quartiers. Affalée dans le canapé, je me contente de regarder le tsunami qui a ravagé ma maison ! Le frigo est vide, la maison ratiboisée (autant d’herbes dehors que dedans), la pelouse dévastée, les fleurs piétinées …

Tout compte fait, je suis contente que demain ce soit lundi. Et le week-end prochain me direz-vous ?
Et bien, nous irons visiter du pays … chez Mamour :-)