Les 3 premières minutes

Les 3 premières minutes

Ou les 3 premières secondes, les premiers mots, les premières images …

Je ne vais pas relancer le débat sur : « La première impression est-elle la bonne ? » mais il y a des rencontres « amusantes » dont nous nous souviendrons des mois voire des années.

J’ai ainsi un peu pioché dans ma boite à souvenirs et voici pêle-mêle ce qui en est sorti …

Mon amie V. m’accompagnait à la plaine de jeux, son œil avisé s’arrêta sur Aldo mucho macho, une belle bête, tous poils dehors, qui prenait le soleil sur le banc d’en face, tout en surveillant son rejeton d’un oeil et en braquant l’autre sur tout ce qui était de sexe féminin et qui remuait du popotin.

Mon amie décida d’attirer son attention, elle se leva et traversa la plaine avec une démarche très chaloupée en direction d’Aldo.

Aldo ne perdit pas une miette de ce spectacle … et puis elle rata la marche du bac à sable et s’écroula presque à ses pieds !

Action – Réaction : Aldo s’est empressé de la relever mais trop gênée, elle a fait demi tour et m’a demandé de quitter prestement les lieux.

Je me souviens aussi d’une harpie, rencontrée lors d’une soirée au coin du bar.
Sa mission : draguer ouvertement mon petit ami de l’époque.

Elle m’avait totalement zappée et n’arrêtait pas de questionner Lover : « Tu n’as pas chaud avec ton pull ? Tu ne danses pas ? C’est la première fois que tu viens ici ? »
J’ai laissé faire, attendant la suite des événements …

Lover lui a lancé : « Dis, tu sais que tu as du persil entre les dents ? »
Hèhèhèhè elle s’est évaporée en direction des toilettes.

N’oublions pas les lendemains de guindaille ! Dans le noir et tard le soir, tous les matous sont gris.
En plein jour et avec le son, l’image est bien différente. Ainsi quand ma conquête du samedi soir, m’invita le dimanche aprem, j’ai pu vite établir la comparaison : Jour / Nuit.

Dans le noir, je l’avais vu bronzé. Au jour, il avait le visage rubicond et parsemé de souvenirs d’acné ou de varicelle. La voix (couverte la veille par la sono) se révéla jouer dans le registre bourru avec fort accent du terroir.

J’étais pourtant bien obligée de prendre un petit verre, vu qu’il m’avait reconnue dès que j’avais franchi la porte de la brasserie. Il m’avait accueillie à grands moulinets de tour de bras. Impossible de l’ignorer et de tourner les talons.

De profession, il m’apprit qu’il était boucher, je n’ai rien contre les bouchers, je précise. Je lui ai demandé aussi ses loisirs (histoire d’un peu lancer la conversation).

Réponse du boucher : « Bah les week-ends, je vais tuer les lapins, couic » (et il joignit le geste à la parole en serrant les deux mains).

« Et puis je m’occupe aussi de mon père malade, j’ai déjà dit que quand il serait trop malade, faudrait le piquer » (et il fit semblant de s’enfoncer une piqure dans le bras)

Au secours, fuyons, un vrai boucher charcutier !